A Propos

 

Utilisant entre autre l’imagerie des vanités, Jenbart questionne à travers son art ce qui a été vivant.

C’est ainsi non seulement la mort qui est sujet, mais aussi les traces et marques empruntées à l’existant, qu’il s’agisse de corps ou de sentiments.

Puisque sans la mort, la vie n’existe pas, et qu’un amour trépassé n’a pu qu’être vivant auparavant, l’un ne peut être vu sans l’autre. Et Jenbart nous invite alors à regarder ce qui vit et ce que l’on vit à travers ce qui est terminé.

Se laissant avant tout guider par une image inconsciente, Jenbart crée des œuvres instinctives qui rendent concrètes ce qui interpelle, faisant ainsi ressortir physiquement ce qu’on ne veut pas voir, ce qu’on n’ose mettre en mots.

En ressortent alors des bouts de corps mutilés par nos sentiments dont la beauté reste figée, comme empreinte de notre vie ; des peintures qui nous attirent dans un Enfer biblique ; des vanités dont l’amour mortel s’expose sans fard.

Un attirant malaise se crée ainsi en chacun de nous face à ses œuvres, car Jenbart ne se questionne pas sur le pourquoi de l’après, mais sur notre vision de cette fin. Il nous invite à réagir face à ce que nous renvoient ces images de morts, comme un trop plein qui ne peut que ressortir pour être finalement observé et intégré.


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